C'est un vide, un grand vide qui dure... C'est un vide qui parfois ne m'atteint pas et parfois me blesse. Un vide qui n'empêche pas de vivre... ou, tout, de même, si, un peu, lorsque ce trop plein de rien devient pesant. Ce vide tient en deux mots : solitude amoureuse. Ce vide se résume en un télégramme : jeune fille presque 19 ans - stop - célibataire depuis toujours - stop - n'a jamais eu de déclaration d'amour - stop - se demande combien de temps ça va durer encore - stop - et merci de ne pas sortir les sempiternels "ça va venir" - stop.

Je déborde d'amour, mes bras ont envie de serrer un garçon contre mon coeur et ma bouche de lui murmurer "je t'aime" au creux de l'oreille... Mais il n'y a pas de garçon. Alors, je ravale tout mon amour, et j'attends. Comme j'attends depuis que j'aime. Comme j'attends depuis dix ans.

Un jour... un jour, oui, mais que ce jour ne tarde pas trop... ma confiance s'effrite.

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