lundi 29 juin 2009
sortir de la prison d'amour
Rangez crayons et mouchoirs,
Oubliez le goût des larmes,
Dénouez votre coeur trop serré,
Et gardez les étoiles au fond des yeux.

N'attendez plus jamais,
Tuez la peur pour toujours,
Foudroyez l'amertume,
Et prenez la joie de vivre.

Ouvrez grand les mains,
Regardez la lumière,
Libérez votre âme,
Et laissez venir la vie.
samedi 9 mai 2009
les passants de ton passé...
Tu leur avais trouvé des petits noms,
Ils étaient Tinou, Toinou, Nanou et tant d’autres,
Tu parlais d’eux avec qui voulait,
Ou seulement à quelques privilégiés, c’était selon.
Le soir, tu rêvais de t’endormir dans leur bras,
Le matin, tu voulais les embrasser.
Tu ne leur as pas toujours dit ton amour,
Mais tu les as tous dévoré des yeux,
Tu as de tous humé l’odeur.
Tu as souhaité vivre ta vie avec eux,
Tu te voyais déjà en vacances à leurs côtés,
Tu imaginais chaque jour de ce rêve.
Ils avaient ton âge, à peine plus ou deux fois le tien,
Mais tu songeais à eux de la même façon.
Ils sont passés, tous passés,
Une semaine, deux mois, quatre ans.
Ils sont passés, et toi tu es encore là.
Tu les as regardé s’envoler,
Et tu n’as jamais décollé.
Tu es là.
Encore.
vendredi 8 mai 2009
Crois-tu ?

mercredi 29 avril 2009
Le dessinateur fou
Voici encore un petit poème de ma composition... Bon, alors, ce n'est pas très gai... MAIS le fait est qu'il est plus facile d'écrire dans la tristesse que dans l'allégresse !
Cela étant, non-non-non, je ne suis pas complètement à plat, désespérééééééééééééééééééééééééééééééééééééée !
Bon, je ne vais pas mentir, je ne suis pas plus non plus franchement joyeuse comme je l'étais quand j'ai posté ce message sur mon blog le 23 avril dernier.
Mais donc, je ne suis pas pour autant à pleurer des litres de larmes chaque jour ! Je suis... ni joyeuse, ni (trop) triste... Bon, en somme... ça va assez bien, quoi.
Bref, cette introduction pour dire en substance : inutile de paniquer ! (Cela dit, je me demande bien QUI pourrait paniquer en lisant ça, vu le grand néant de commentaires posté sur mon blog ces temps-ci !
)
Bon, et puis en plus, franchement, je ne suis pas au mieux de ma forme écriturement-de-poèmes parlant... Ils ne sont pas terribles-terribles...
(voilà, avec tout ça, vous êtes prévenus !
)
---<>--- Le dessinateur fou ---<>---
Sous la main du dessinateur fou,
Je me démène pour me séparer de lui,
Sous la main du dessinateur fou,
Je songe à la marionnette que je suis.
![]()
Son crayon m’invente
Mille et une amours vaines,
Mille et une histoires sans fin,
Mille et une espérances,
Mille et une illusions.
![]()
Sous la main du dessinateur fou,
Je me débats dans l’abîme d’un profond puits,
Sous la main du dessinateur fou,
Je lutte pour ne pas plonger dans la nuit.
![]()
Son crayon me trace
Mille et une immenses peines,
Mille et une fleurs sans jardin,
Mille et une malchances,
Mille et une prisons.
![]()
Le dessinateur fou joue avec moi
Mais je ne m’amuse pas.
Il faudra pourtant bien qu’un jour
Le dessinateur m’oublie
Et me laisse enfin finir seule
Ce qu’aujourd’hui j’ose à peine entamer.
samedi 25 avril 2009
l'ébauche d'un poème...
La vie va, la vie vient, et les sentiments avec. Aimez une personne un jour, commencez à perdre cette flamme doucement, et rencontrez quelqu'un d'autre... Le premier feu s'éteint brusquement, comme si on l'avait noyé sous toute l'eau que contiennent les fleuves... Et en ce même temps, un second feu s'allume, avec des flammes plus hautes que jamais... Un amour va, un autre vient... Jusqu'au prochain ?
Alors, à présent... mes poèmes changent de destinataire. Ce ne sera pas la première fois, en trois années de blog, mes poèmes ont été adressés à diverses amours masquées... D'autant plus facilement nombreuses (enfin, nombreuses, il ne faudrait pas non plus exagérer, une main suffit à les compter !!!). Alors voilà... Monsieur mon amour précédent, mon coeur vous a oublié, peut-être définitivement, peut-être seulement pour un temps... on verra.
Ce poème-ci, je l'ai baptisé l'ébauche d'un poème, parce que comme cela m'arrive finalement assez souvent, c'est en entreprenant l'écriture d'un premier poème, qui s'avère trop mauvais, qu'en nait un deuxième, qui me plaît davantage. Voilà donc, ce n'est peut-être pas tout à fait un poème, ou si ç'en est un, il est en tout cas en prose...
Mais au fond, rien ne change... poème rime toujours avec... je t'aime.
C’était une ébauche de poème,
Un poème qui a fait sortir mes larmes.
Sous mon crayon se dessinaient des mots qui ne s’assemblaient pas,
Tandis que sur mon visage s’effaçait ce qu’il restait d’un sourire...
Je voulais écrire un poème,
Mais le poème s’est étranglé.
C’est pour toi que mon stylo dansait sur le papier ;
Mais comme un souvenir de ton image restait devant mes yeux,
Mais comme une empreinte de ton odeur revenait enivrer mon cœur,
Je suis tombée,
Et le crayon s’est cassé.
J’ai cru rêver...
Un instant, il m’a semblé que nous étions dans le même songe,
Mais je ne sais plus...
Je ne l’ai pas cru longtemps,
J’ai perdu le goût d’espérer...
Pourtant... l’espoir ne meure jamais,
Il est là, encore, caché...
Un espoir bat au son de mon cœur.
Cet espoir porte ton nom, il est pour toi,
Cet espoir te dit...
Je crois que je t’aime.
vendredi 13 mars 2009
ombre
Ombre, tu n’es qu’une Ombre
Ombre, je te connais si bien que je t’en oublie
Ombre, tu envahis l’océan de mes sentiments
Ombre, je ne me souviens plus de ton visage
Ombre, ton nom résonne dans mon esprit
Ombre, ma mémoire a effacé ta voix
Ombre, tu n’es jamais ni ici ni là, et pourtant
Ombre, tu emplis toujours mon cœur
Ombre, qui es-tu, je ne sais plus
Ombre, tu ne t’appelles pas Ombre
Ombre qui ne se reconnaîtra pas
Ombre qui jamais ne lira ces Ombres
Ombre... je t’aime.
un ange sans ailes

Qu’il est doux de murmurer ton nom,
En ce souffle, je trouve une caresse de toi,
En ce mot, j’entend mille promesses,
En ce son, je me souviens d’une illusion...
Serrée dans tes bras, le serai-je un jour,
Blottie contre ton cœur, encore un rêve...
Je te sens comme un courant d’air,
Comme un rien du tout qui continue de faire frissonner une fois qu’il est passé...
Mais...
Allez, va, c’est moi le fantôme,
Que suis-je d’autre, rien de plus,
Seul mon fantôme a posé ses lèvres sur ta joue,
Seul mon fantôme s’est assis près d’une mortelle à qui tu susurrais de doux mots,
Seul mon fantôme dans un songe a pu les croire pour lui.
Je suis un fantôme,
Envole-toi, courant d’air plein de vie...
Envole-toi, et si un jour tu rencontre un fantôme...
Apprend-lui à voler.
vendredi 13 juillet 2007
Je voudrais rêver des rêves...

Moi, je voudrais rêver des rêves qui ne sont pas des rêves.
Moi, j'aime rêver, j'aime rêver des rêves faits pour n'être que des rêves, mais le problème, c'est que je rêve aussi des rêves que je voudrais réalité.
Moi, je ne veux plus rêver que celui que j'aime me murmure des mots doux à l'oreille, car ça n'a jamais été qu'un rêve, mais pas une réalité.
Moi, je ne veux même plus aimer, je n'en peux plus de pleurer, je ne veux pas être jalouse pour quelqu'un qui ignore mon amour, c'est trop dur tous ces rêves brisés.
Non, moi, je ne veux plus rêver, plus jamais.
... Ou seulement lorsque la réalité m'autorisera à rêver.
lundi 20 novembre 2006
Quelque chose de triste
Les pages se tournent sans que je ne les touche,
Les mots défilent dans ma tête sans que je ne les lise,
Ma plume dessine des lettres sans que je le lui demande.
Il y a de la tristesse dans l’air,
Peut-être assortie d’un soupçon de nostalgie.
Le lit est fait,
La lumière éclaire la pièce,
Aucune affiche ne semble prête à se décoller.
Sur une chaise, devant un bureau désordonné,
Il y a une fille.
Une fille qui me ressemble un peu trop.
Elle est habillée comme moi,
Elle a mon visage,
Une voix qui est la mienne.
Et puis, surtout, elle écrit ce que je pense.
Dans la chambre flotte une odeur sucrée,
Un parfum qui retourne le coeur.
L’ampoule, trop près de ma tête, brûle mes cheveux.
Cette salle paraîtrait plus belle
S’il y avait de l’amour dedans.
La fille assise à la table serait plus joyeuse,
Et moi aussi,
Quelque part dans cet infini.
Il reste un mystère...
Il manque quelque chose à ma vie.
Un peu de piment,
Un peu d’humour,
Un peu de passion,
Un peu de tendresse.
J’ai demandé autour de moi,
On m’a dit que ça s’appelait l’Amour.
Alors, je suis partie,
J’ai cherché l’Amour,
De New York à Santiago,
De Berlin à Tokyo,
De Sydney au Caire,
De Tananarive à Ankara.
Je suis revenue sans l’avoir même aperçu.
Alors, j’ai demandé aux gens,
Qui m’ont dit qu’il était peut-être loin,
Ou peut-être à côté.
J’ai longtemps marché,
Mais sans jamais le trouver.
J’ai souvent cru le voir,
Mais il s’enfuyait toujours quand je m’approchais.
J’ai demandé à ceux qui savent,
A quoi ça ressemble, l’Amour.
Ils m’ont dit que c’était un rire,
Un simple sourire,
Une caresse discrète,
Un baiser du bout des lèvres.
J’ai voulu savoir
Quel visage avait l’Amour,
Mais les sages n’ont pas voulu répondre.
Je crois qu’au fond,
Ceux qui disent tout connaître
Ne savent même pas
À quoi ressemble
Ce que tout le monde veut savoir ;
N’ont jamais vu finalement,
Si l’Amour est une fleur,
Un diamant,
Une horloge qui s’est arrêtée,
Un peu d’eau salée,
Ou bien une épine
Que personne ne peut enlever.









