sur_un_nuage

   Il y a des moments dans la vie où arrivent des choses auxquelles on ne s'attendait pas, ou pas tout de suite, pas comme cela... On essayait d'imaginer, telle personne, telle vie...

   Et puis... et puis c'est alors qu'il y a toi, mon amour, qui est arrivé. Plus vite que je ne me l'imaginais. Il y a toi, arrivé sans le savoir comme un cheveu sur la soupe au milieu de plaisanteries entre copines internautes. Il y a toi, qui m'a dit quelques mots mal assurés le soir de notre première rencontre. Je t'ai pris dans mes bras, sur un banc de ce parc, et nous avons échangé notre premier baiser, le tout premier, pour chacun de nous...
   Il y a ce pique-nique en bordure de forêt, dans un pré, cet après-midi passé à s'embrasser, à se découvrir, encore un peu plus...
   Il y a notre premier week-end à deux, rien que tous les deux, chez moi.
   Il y a le téléphone qui devient soudain notre meilleur allié...
   Il y a les semaines qui s'égrainent doucement alors que nous semblons nous aimer depuis bien plus longtemps...
   Il y a d'heureux concours de circonstances qui te font trouver un stage, juste en bas de chez moi.
   Il y a que pour continuer, tu vas te retrouver à travailler précisément à cet endroit.
   Il y a que bientôt, dans quelques semaines, tu changeras ton assurance et tout le tralala pour dire que ton adresse a changé, et cette minuscule officialisation est tellement grisante...
   Il y a ce vide qui se fait de plus en plus grand lorsque je ne suis pas chaque jour près de toi...
   Il y a ce temps avant de te retrouver qui est encore trop grand mais qui diminue sans cesse.
   Il y a ton sourire, ton rire, tes yeux.
   Il y a ta douceur.
   Il y a tes baisers.
   Il y a tes "je t'aime".
   Il y a... toi.

   Toi, mon amour, toi, l'inattendu... Oh, comme je pouvais imaginer qu'il était doux d'aimer et d'être aimée en retour, et de ne point en douter ! J'en ai rêvé si souvent, j'ai essayé de mettre des images, des mots sur ce sentiment fantasmé. Et puis je me retrouve en plein milieu. Dans un océan de tendresse. C'est alors que je peux dire enfin, sans broder... il n'existe rien d'assez fort pour décrire cette merveilleuse sensation.